Un petit exercice auquel je me suis livrée sur un autre blog et qui m'a obligée à réécrire. Peut-être un nouveau départ avec ma plume ...
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Sous les poutres du grenier, dans un lit de poussière, sous la lucarne près de la malle aux vieilles armes, il était posé là, à même le sol,noué d'un ruban rouge grenat, le grand carton marqué de son prénom » Lola « . je me souvins alors, c'était le printemps, il y a bien longtemps, il faisait froid dehors...
Il pleuvait aussi. J'étais en vacances chez Grand'Pa et Grand'Ma, j'avais trouvé refuge dans le grenier pour échapper aux ronflements de Pacha le vieux chien qui se reposait près de la cheminée et pouvoir écouter à loisir le chant rythmé et harmonieux des gouttes d'eau s'écrasant sur les lucarnes, je m'étais assise sur le vieux lit de fer forgé au matelas de crin déformé par le temps qui avait accueilli le sommeil de mon père durant toute sa tendre enfance puis le mien jusqu'à mes 12 ans. Je rêvassais quand mon regard fut attiré par ce fameux carton fleuri abandonné là entre le cheval à bascule et le jeu de croquet. Que pouvait-il bien contenir ?
Une poupée ayant appartenu à tant Gilda ? De vieilles dentelles, des chapeaux à voilette ? Ma curiosité soudain éveillée me poussa à dénouer fébrilement le ruban cramoisi...
Ce que je découvris allait changer le tour de ma vie et me laissa interdite. Des dizaines de flacons soigneusement alignés dans de petits casiers, chacun portant une étiquette où une main habile avait précautionneusement inscrit un nom : néroli , lavande, jasmin, tubéreuse, ylang-ylang, rose Bulgare, patchouli... » J'en ouvris un au hasard, puis un autre, et les humai doucement en savourant mon plaisir. Encore enivrée je dévalai l'escalier aussi vite que mes jambes me le permirent.
– « Grand'Ma est-ce que je peux prendre la grande boite avec toutes les fioles ? »
– « L'orchestre à parfums de Tante Lola ? Bien sûr ma chérie mais tu sais ils doivent être éventé depuis le temps qu'ils sont là-haut et je ne sais pas ce que tu pourras en faire ».
Je passai l'après-midi à me délecter de chaque fragrance comme on respire un bouquet de fleurs variées pour les découvrir une à une.
Bien des années plus tard lorsque je fis mes études je choisis de m'orienter dans une filière qui ferait de moi ce qu'on appelle un « nez », je fus embauchée à Grâce la ville par excellence du parfum et je dédiai ma toute première création à ma tante Lola sans qui cette vocation ne serai sans doute pas née. Lola que Grand'Ma nommait affectueusement Lolita
lorsqu'elle parlait d'elle. Après réflexion je décidai de l'appeler « Lolita » et d'y ajouter notre nom » Lempika »...
Cette histoire est purement imaginaire je laisse à son créateur le mérite d'avoir imaginé ce parfum.






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